So-many_fish.com est un site consacré à la pêche sportive aux leurres et à la mouche prônant le respect du poisson avant tout. Plusieurs rédacteurs passionnés étalent ici leur humeur, leurs astuces, leurs poissons, leur vie...
Arrêtons nous aujourd'hui sur le succès économique d'une société française qui a su traverser les époques et qui a fêté dernièrement ces 100 ans d'existence... (alors que Mepps fêtait elle seulement ces 74 printemps) je veux bien sûr parler de VMC.
Arrière grand-père, grand père, père, fils et petit-fils ont tous pêché avec des hameçons VMC... voilà bien un exploit et une belle histoire qui mérittent qu'on remonte dans le passé de cette entreprise si chère à notre passion.
La société VMC Pêche appartient au groupe Viellard Migeon & Cie, qui regroupe trois pôles d’activité : le pôle visserie-boulonnerie, le pôle pêche et le pôle soudage.
L’activité de fabrication d’hameçons de pêche a démarré en 1910 sous la direction de Charles Viellard alors que la société Viellard Migeon & Compagnie, fondée en 1796, était spécialisée dans la forge, la métallurgie et l’étirage du fil machine.
La firme Française doit en réalité son existence au Norvégien Mustad, son principal concurrent. À l’époque, avec Viellard et Migeon (VMC) elle partage en cartel le marché de la boulonnerie-visserie. Mustad rompt le pacte en installant une usine d’hameçons en Normandie. Par mesure de rétorsion, VMC monte la sienne.
En 1938, l’activité de fabrication d’hameçons est transférée sur son site de production actuel à Morvillars. En 1950, l’entreprise française devient le premier fabricant d’hameçons de pêche en France. Elle en est aujourd’hui le seul et se positionne au premier rang mondial pour l’hameçon triple. En 2000, VMC s’associe avec le fabricant finlandais RAPALA, leader des leurres de pêche, pour créer le premier groupe européen d’articles de pêche RAPALA-VMC. VMC Pêche vend la majeure partie de sa production pour la pêche de loisirs et une petite partie pour la pêche professionnelle.
La fabrication d’un hameçon nécessite une dizaine d’opérations, autrefois réalisées à la main et désormais exécutées sur des machines automatiques exclusives conçues par l’entreprise. Les matériaux utilisés sont multiples : acier Hi-carbone, inox, vanadium. Le catalogue de l’entreprise comporte plus de 10 000 références. Elle est le principal employeur du village de Morvillars (environ 1 000 habitants) avec entre 130 et 150 employés.
Le site de l'entreprise occupe 6000 m2 et pèse aujourd'hui près de 15 millions d’euros. Elle produit chaque année pas moins de 400 millions d’hameçons dans 10 000 références, utilisant pour ce faire 250 tonnes d’acier.
VMC exporte environ 70% de son chiffre d’affaires. Les clients de l’entreprise sont des distributeurs, des détaillants, des surfaces de vente spécialisées ou des fabricants de leurres de pêche.
Les hameçons VMC sont, aujourd'hui, exportés de France à plus de 90% et distribués dans plus de 70 pays. Ils équipent les plus grandes marques de leurres du monde entier. Avec 50 millions de pêcheurs, les Etats-Unis représentent le premier débouché dans ce domaine, puis viennent le Japon, les pays scandinaves, le Canada et la Russie.
Le marché de la pêche est depuis longtemps planétaire. Six milliards d’hameçons sont utilisés tous les ans dans le monde, dont 2 milliards pour la pêche de loisirs.
| 1679 | Le premier maître de forge de la famille VIELLARD, fut Nicolas, qui dirigeait en 1679 la fonderie de Lepuix-Gy aux mines de Giromagny. |
| 1789 | Après la Révolution Française, une stratégie d'alliances matrimoniales permit à l'entreprise de s'agrandir. Les mariages de Juvénal VIELLARD avec Laure MIGEON et de Léon VIELLARD avec Claire de Pruines consolidèrent forêts et forges dans la région. |
| 1806 | Sous le Premier Empire, les forges de Morvillars produisaient du fil tréfilé pour les usines JAPY. La société Viellard-Migeon s'équipe ensuite pour produire elle-même chaînes, boulons, vis à bois et autres fournitures de quincaillerie. |
| 1900 | Au début du XXème siècle est créée à Morvillars une usine de fabrication d'hameçons, toujours florissante aujourd'hui. Cette époque voit le développement d'une politique sociale très en avance sur son temps : logements d'ouvriers, coopératives, mutuelles, etc., concrétisent une manière d'agir dans la ligne des fondateurs. |
| 1996 | En 1996 VMC célébrait son 200e anniversaire et devenait membre des Hénokiens. |
| 2000 | VMC PECHE a, depuis septembre 2000, rejoint la société RAPALA pour former le groupe RAPALA-VMC, passant ainsi au premier rang mondial des fabricants de leurres et d'hameçons triples. |
| 2002 | Création du Groupe LISI - un groupe industriel unique avec une technologie commune : "le lien". Le groupe LISI est aujourd’hui totalement centré sur 3 secteurs d’activité : l’aéronautique, l’automobile et la parfumerie – cosmétiques. Chaque division, LISI AEROSPACE, LISI AUTOMOTIVE et LISI COSMETICS est autonome et spécialisée mais partage avec les deux autres des concepts «marchés» identiques et des techniques de fabrication communes. |
La société VMC conçoit et développe les machines spéciales qui leur permettent de fabriquer leurs produits. Ces machines sont en constante évolution afin d’en augmenter la cadence et la productivité. En 2004, la société VMC décide de se lancer dans un projet de développement d’une nouvelle machine destinée à fabriquer des hameçons de mer, jusque là, fabriqués à la main. La nécessité de passer à la 3D apparaît à ce moment là.
Leur principal objectif est d’améliorer les phases d’études qui sont très longues à gérer et développer de nouveaux projets, comme celui de l’hameçon de mer afin de rester compétitif.
A chaque innovation de rupture, le fabricant en imagine une nouvelle, sinon il adapte son parc, n’hésitant pas au passage à réinjecter régulièrement entre 600 000 et 700 000 € en réinvestissement. C'est ainsi que le Spinshot, dernièrement primé à l'ICAST a pu voir le jour.
Aujourd'hui, en terme de qualité VMC est en train de refaire son retard sur ces concurents américains et nippons, de quoi satisfaire les exigeants pêcheurs que nous sommes devenus...
Sources: