So-many_fish.com est un site consacré à la pêche sportive aux leurres et à la mouche prônant le respect du poisson avant tout. Plusieurs rédacteurs passionnés étalent ici leur humeur, leurs astuces, leurs poissons, leur vie...
Il fut un temps où je fréquentais encore pas mal assidument les forums de pêche. Si le mauvais esprit est souvent malheureusement au rendez-vous au détriment des règles de partage, on pouvait quelquefois, sur certains forums, avoir des débats intéressants.
Je me rappel très bien de ce débat sur l'utilisation des produits phytosanitaire dans le monde agricole et leur impact sur la qualité de nos eaux tout comme l'utilisation de l'eau en règle générale pour l'irrigation des champs.
Si, à mon sens, le méfait des produits chimiques balancés dans les champs n'est plus à démontrer, il fallait avoir le point de vue d'un agriculteur pour cerner toute la problématique du problème. Et j'ai eu la chance de pouvoir en parler (car débattre serait bien prétentieux) avec plusieurs agriculteurs, certains céréaliers, d'autres juste éleveurs...
Pour eux le constat était simple, il n'était plus maîtres de leur production et ne pouvait aujourd'hui, avec tous les caprices du temps et autres spéculations boursières, être certains d'obtenir un bénéfice théorique chiffré plusieurs mois à l'avance.
Produire plus, toujours produire plus... La quantité, voilà le maitre mot salvateur de ces "nouveaux" agriculteurs.
L'utilisation de fertilisants chimiques, de pesticides apparait alors comme la seule solution étant donné (et je cite) le blocage effectué par l'europe sur les OGM. Car selon eux, seuls les OGM les assureraient de réussir à part égale, leur production tout en réduisant l'utilisation de produits phytosanitaires.
Comment parler "Bio" et de respect de l'environnement avec des gens qui ne peuvent survivrent que par la production ? J'avoue ne pas m'être risqué sur ce débat étant donné les restrictions et la logistique que demande une ferme dite "biologique".
Aujourd'hui, une nouvelle réponse vient éclairer cette problématique, un documentaire sera diffusé le 17 avril sur France 2 en deuxième partie de soirée. Il explique au grand public le "piège chimique" dans lequel les agriculteurs sont englués et dont ils ne peuvent se défaire.
Ce document fait également état des études menées qui ont prouvé les risques pour l'homme et l'environnement de l'utilisation de tels produits chimiques. Il essaye aussi d'envisager des solutions pour stopper l'utilisation de ces produits nocifs.
En France, des centaines d’agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires que l’on croyait « anodins ».De nombreuses maladies comme la maladie de Parkinson, la leucémie, les cancers (et autres) ont été diagnostiquées sur des agriculteurs qui utilisent ces produits sur leurs exploitations depuis les années 50.
A travers ce film documentaire on apprend les histoires d’hommes atteints de maladies parfois mortelles. On nous plonge dans leur combat perpétuel pour tenter de se faire connaitre dans leur travail et pour faire reconnaitre leur maladie. Les personnes qui témoignent sont celles qui ont osé briser le silence pour dévoiler leurs tristes situations au grand jour.
Ce film dénonce donc une certaine agriculture, celle des méthodes intensives qui ont des conséquences dramatiques pour l’homme et l’environnement.
Suite notamment à l’affaire Monsanto, plusieurs agriculteurs commencent à s’organiser pour faire prendre conscience à d'autres des dangers de leur métier, et pour réfléchir à de nouvelles pratiques. Une véritable remise en cause de tout un système où des agriculteurs se retrouvent être les premières victimes de leurs propres pratiques.
Ce film aborde en fait cette méthode complètement paradoxale : Les agriculteurs sont piégés de l’utilisation intensive de la chimie qui a révolutionné leur métier. Et face à cela, beaucoup d’entre eux développent des pathologies graves.
Le problème est là : arrêter l’utilisation de pesticides semble extrêmement compliqué puisque les grandes firmes de pesticides ont imposé cette idée qu’aucune autre alternative n’est possible. Les agriculteurs pourraient envisager de se lancer au bio, mais cela demande des moyens colossaux que les producteurs ne peuvent pas forcément se permettre.
Aujourd’hui nous pouvons dire que les choses sont en train de changer. En effet certaines substances dangereuses ont été retirées, et les produits évoluent grâce à cette prise de conscience générale. Il reste cependant des choses à faire si nous ne voulons pas que cette épidémie se confirme pour les agriculteurs.
Cette vidéo de 3 minutes est la présentation du reportage diffusé le 17 avril sur France 2 en deuxième partie de soirée.
Elle donne un parfait avant-gout de ce que le téléspectateur découvrira pendant un peu moins d’une heure ce soir là…

Ne vous y trompez pas, l'avenir de notre passion dépend directement d'une utilisation beaucoup plus réfléchie, étudiée et réglementée des produits phytosanitaires.